découvrez l’histoire et la symbolique du blason de fontaine-lès-dijon, et ce que ses éléments révèlent sur l’identité de la commune.

Blason Fontaine-lès-Dijon : histoire et symbolique du blason

À Fontaine-lès-Dijon, le blason condense en quelques figures une histoire de seigneuries, de vignes et de paysages. Adopté en 1970, il reprend des armoiries anciennes tout en donnant à la fasce ondée une résonance particulière : celle du nom de la commune et de son rapport à l’eau. Sa lecture éclaire aussi plusieurs facettes du patrimoine local.

L’article en bref

Le Blason de Fontaine-lès-Dijon associe héritage seigneurial et évocation du territoire. L’observer, c’est retrouver dans ses couleurs et ses figures quelques repères de l’histoire de la commune.

  • Le blasonnement : Trois oiseaux d’or surmontent une onde d’argent sur fond bleu.
  • Les origines : Les armes reprennent celles des sires de Saulx-Fontaine.
  • La date d’adoption : La commune adopte ses armoiries le 11 mai 1970.
  • Les grandes armes : Vigne, petits fruits et couronne complètent l’écu municipal.

À retenir : ce blason fait dialoguer mémoire féodale, paysage et identité municipale.

Blason de Fontaine-lès-Dijon : description et histoire héraldique

Le blasonnement se lit ainsi : d’azur à la fasce ondée d’argent, surmontée de trois saffres d’or rangées en chef. En termes simples, un fond bleu accueille une bande horizontale argentée aux contours ondulés ; au-dessus, trois oiseaux dorés sont alignés dans la partie haute de l’écu.

La commune a adopté ces armoiries le 11 mai 1970. Leur composition s’inspire des armes des sires de Saulx-Fontaine, seigneurs de Fontaine aux XIIIe et XIVe siècles. La fasce a été rendue ondée pour évoquer le nom de Fontaine : le signe héraldique fait ainsi le lien entre une lignée seigneuriale et le territoire communal.

Que désignent les saffres du blason municipal ?

Le terme saffre désigne ici un oiseau héraldique parfois rapproché de l’orfraie ou du pyrargue. Les sources ne décrivent pas toutes cette figure de la même manière : il est donc préférable de conserver le terme traditionnel du blasonnement plutôt que de l’identifier à une espèce actuelle avec certitude.

A lire aussi :  Église gothique en Europe : les plus belles en France, Allemagne et Italie

La position des oiseaux compte autant que leur apparence : rangés en chef, ils occupent le haut de l’écu. Cette organisation, comme les couleurs et la fasce ondée, relève du langage codifié de l’héraldique bourguignonne et permet de reconnaître les armoiries communales.

Symbolique du blason et grandes armes de Fontaine-lès-Dijon

La symbolique du blason repose d’abord sur des éléments concrets. La fasce ondée rappelle le nom de Fontaine-lès-Dijon, tandis que les trois saffres reprennent la figure des armes seigneuriales à l’origine de la composition. Le bleu, l’argent et l’or donnent à l’ensemble un contraste lisible, selon les conventions héraldiques.

Il faut distinguer l’écu des grandes armes qui peuvent l’accompagner. La couronne murale à trois tours, placée au-dessus de l’écu, représente la commune. À l’extérieur, des ornements en forme de soutiens évoquent deux productions qui ont marqué l’économie locale : la vigne et les petits fruits, notamment le cassis et la groseille.

Du vignoble aux petits fruits : une mémoire inscrite autour de l’écu

Cette évocation agricole prend tout son sens à la lumière de l’histoire de la commune. Au XIXe siècle, le vignoble de Fontaine s’étendait sur environ 241 hectares avant que le phylloxéra ne le ravage vers 1878. La culture des petits fruits et des céréales s’est ensuite développée sur une partie des terres délaissées par la vigne.

La viticulture a presque entièrement disparu à Fontaine en 1973. Les soutiens des grandes armes ne sont donc pas de simples ornements : ils rappellent une transformation du paysage et des activités locales, tout en prolongeant la mémoire agricole dans l’identité municipale.

Histoire de la commune : les repères qui éclairent ses armoiries

Le blason n’est pas une chronique illustrée : il ne raconte pas à lui seul chaque étape du passé fontainois. Il prend toutefois place dans une histoire longue, depuis les premières traces d’occupation jusqu’à la transformation urbaine du XXe siècle. Quelques dates permettent de comprendre les paysages et les références qui l’entourent.

A lire aussi :  Personnages de Bambi : héros, amis et suite du film Disney
Période Repère historique Lien avec le patrimoine local
Du Ier au VIe siècle Des traces de constructions anciennes sont relevées dans la partie basse de la commune actuelle. Les premiers indices d’un territoire habité.
IXe siècle L’église Saint-Martin des Champs est cédée à l’abbaye Saint-Étienne de Dijon ; la vigne est déjà présente. Une paroisse ancienne et une activité agricole attestée.
XIe siècle Une maison forte est bâtie sur la butte et confiée à Tescelin le Roux, père de saint Bernard. Le développement du bourg haut et la mémoire de saint Bernard.
XIVe siècle En 1376, les habitants contribuent à la reconstruction de l’église Saint-Ambrosinien. Le portail ouest est attribué à Belin de Comblanchien.
XVe et XVIe siècles L’église est rebâtie ; une foire se tient après la fête de saint Bernard. Plusieurs maisons anciennes témoignent encore de cette période.
XVIIe siècle Les Feuillants acquièrent la maison natale de saint Bernard ; le château devient un monastère royal. Le site est transformé et décoré sous Louis XIII et Anne d’Autriche.
XIXe siècle École, mairie et restauration de la Maison natale de saint Bernard ; le phylloxéra touche le vignoble. Le paysage agricole et les institutions communales évoluent.
XXe siècle Après 1945, la commune se dote d’équipements et de zones d’activités ; la vigne décline jusqu’en 1973. Une commune qui accompagne l’urbanisation de l’agglomération dijonnaise.

Cette chronologie montre pourquoi les références du blason ne se limitent pas à la période médiévale. La vigne, les petits fruits et les anciens lieux de culte appartiennent à des strates différentes de la mémoire locale, réunies autour d’un même emblème.

Fontaine-le-bas et Fontaine-le-haut, deux pôles de l’histoire locale

Les sources historiques distinguent un secteur bas, où se trouvent les plus anciennes traces de constructions, et un bourg développé sur la butte autour d’une maison forte au XIe siècle. L’ancienne paroisse Saint-Martin des Champs desservait les habitants des domaines ruraux ; elle resta l’église paroissiale de Fontaine jusqu’au XVe siècle.

A lire aussi :  Les spécialités à goûter sur la côte atlantique : du poisson aux gâteaux

Sur la butte, la chapelle puis l’église Saint-Ambrosinien se sont inscrites dans l’histoire du château et du village. L’édifice a pris plus tard le nom de Saint-Bernard. Cette dualité de lieux aide à lire le patrimoine communal : Fontaine s’est formée par étapes, et son identité ne se résume pas à un seul centre ancien.

Lire les symboles héraldiques sans confondre écu et ornements

Pour observer les armoiries, une lecture méthodique évite les interprétations trop rapides. Le blasonnement décrit d’abord ce qui se trouve dans l’écu ; la couronne et les soutiens appartiennent aux ornements extérieurs des grandes armes. Cette distinction permet de comprendre ce qui relève du blason proprement dit et ce qui évoque plus largement la commune.

  • Repérer le fond : l’azur correspond au champ bleu de l’écu.
  • Suivre la pièce centrale : la fasce ondée d’argent traverse l’écu horizontalement.
  • Observer les figures : les trois saffres d’or sont alignés en chef.
  • Distinguer les ornements : la couronne murale et les soutiens complètent les grandes armes.
  • Relier les références au territoire : l’eau, la vigne et les petits fruits évoquent des aspects de l’histoire locale.

Cette grille de lecture est utile sur une représentation ancienne comme sur un support municipal contemporain. Elle permet aussi de séparer les éléments attestés par le blasonnement des interprétations symboliques, qui doivent toujours être replacées dans leur contexte.

Le blason, repère de l’identité municipale

Dans les inventaires d’armoiries et les représentations patrimoniales, le blason de Fontaine-lès-Dijon constitue un signe de reconnaissance autant qu’un document à interpréter. Des ressources comme Geneawiki, l’Armorial de France ou les notices consacrées aux armoiries communales peuvent aider à comparer le dessin et le blasonnement ; pour l’histoire locale, les repères publiés par la commune apportent le contexte historique.

Le nom des figures peut varier selon les descriptions, notamment pour les saffres. Le blasonnement reste donc le meilleur point de départ : il fixe les couleurs, les formes et leur disposition. Cette attention aux détails fait du blason une porte d’entrée vers l’histoire de la commune, plutôt qu’une simple image décorative.

Questions fréquentes sur le blason de Fontaine-lès-Dijon

Quand le blason de Fontaine-lès-Dijon a-t-il été adopté ?

La commune a adopté ses armoiries le 11 mai 1970. Leur composition s’inspire des armes des sires de Saulx-Fontaine, seigneurs de Fontaine aux XIIIe et XIVe siècles.

Que représente la fasce ondée d’argent ?

Cette bande horizontale ondulée rappelle le nom de Fontaine-lès-Dijon et son évocation de l’eau. Elle se détache sur le champ bleu de l’écu.

Que sont les saffres figurant sur l’écu ?

Les saffres sont des oiseaux héraldiques parfois rapprochés de l’orfraie ou du pyrargue. Le terme traditionnel du blasonnement est à privilégier, car les descriptions ne les assimilent pas toutes à une espèce précise.

Pourquoi la vigne et les petits fruits figurent-ils dans les grandes armes ?

Les soutiens des grandes armes évoquent des productions qui ont marqué l’économie locale. Après les ravages du phylloxéra vers 1878, les petits fruits et les céréales ont remplacé une partie des cultures viticoles.

Retour en haut